e-Protection

Sécurité informatique et dans l'habitat

La sécurité informatique

La sécurité informatique désigne l'ensemble des pratiques et des mesures qui protègent les données contre les accès non autorisés, la perte, l'altération et la divulgation. Elle recouvre la sécurité physique des équipements et la sécurité logique des données elles-mêmes.

Trois propriétés à protéger

La confidentialité : seules les personnes autorisées accèdent à l'information. L'intégrité : l'information n'est pas altérée à l'insu de son propriétaire. La disponibilité : elle reste accessible quand on en a besoin.

Ces trois propriétés ne se protègent pas par les mêmes moyens, et un dispositif peut renforcer l'une en dégradant l'autre, un chiffrement mal maîtrisé protège la confidentialité et détruit la disponibilité si la clé est perdue.

Les menaces les plus fréquentes

Le rançongiciel bloque l'accès aux données par chiffrement et exige un paiement. C'est aujourd'hui la principale menace pour les organisations, et elle touche massivement les petites structures et les collectivités. Le paiement est déconseillé par toutes les autorités : il ne garantit pas la restitution et finance l'activité.

L'hameçonnage reste le premier vecteur d'entrée : un message imitant une banque, un fournisseur, une administration ou un collègue conduit à saisir un identifiant ou à ouvrir une pièce jointe. Sa version ciblée, préparée à partir d'informations publiques, est nettement plus difficile à détecter.

La fraude au virement, ensuite, qui repose sur l'usurpation d'un fournisseur ou d'un dirigeant. Elle n'exploite aucune faille technique : elle exploite une organisation sans procédure de vérification.

Enfin l'exploitation de vulnérabilités non corrigées, sur des serveurs, des équipements réseau ou des applications exposées.

Les mesures qui protègent le plus

Les sauvegardes, avant tout le reste. La règle usuelle est celle du trois- deux-un : trois copies, sur deux supports différents, dont une hors ligne ou hors site. Une sauvegarde connectée en permanence est chiffrée en même temps que le reste par un rançongiciel, c'est l'erreur la plus coûteuse observée.

Une sauvegarde qui n'a jamais été restaurée n'est pas une sauvegarde : le test de restauration fait partie du dispositif.

Les mises à jour ensuite, appliquées rapidement sur le système, le navigateur, les extensions et les équipements réseau. La majorité des compromissions exploitent des failles corrigées depuis longtemps.

L'authentification à double facteur, enfin, sur la messagerie d'abord, c'est le compte qui permet de réinitialiser tous les autres. Un mot de passe volé ne suffit alors plus.

Les mots de passe

Les recommandations ont évolué. La longueur compte davantage que la complexité : une phrase de passe de plusieurs mots vaut mieux qu'une suite courte de caractères exotiques. Le renouvellement périodique forcé est aujourd'hui déconseillé, car il pousse à des variantes prévisibles.

Le point essentiel est l'unicité : un mot de passe différent par service, ce qui est impossible à mémoriser et rend un gestionnaire de mots de passe nécessaire. C'est la mesure au meilleur rapport entre effort et gain.

Le facteur humain

Aucun outil ne compense l'absence de procédure. Trois règles simples évitent l'essentiel des fraudes : ne jamais agir depuis un lien reçu par message mais se connecter directement au service ; vérifier toute demande de virement ou de changement de coordonnées bancaires par un canal différent et un contact connu ; et considérer l'urgence et la confidentialité invoquées comme des signaux d'alerte plutôt que comme des raisons d'aller vite.

En France, l'agence nationale de sécurité des systèmes d'information publie des guides gratuits pour les particuliers et les petites structures, et un dispositif public d'assistance aux victimes d'actes de cybermalveillance oriente et met en relation avec des prestataires.

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